84 M€ pour les bourses, un pas vers la démocratisation

Aujourd’hui, Benoît Hamon1 et Geneviève Fioraso2 annonçaient un financement supplémentaire à hauteur 84 M€ en faveur des bourses étudiantes. Cette réforme fait suite à celle entamée en Septembre 2013, ayant permis la création des échelons 7 et 0bis en débloquant alors 116 M€.

L’échelon 7 avait pour but de venir en aide aux étudiants les plus précaires sans aucune ressource familiale en revalorisant le montant de leur bourse. L’échelon 0bis a quant à lui pour objectif de faire profiter aux étudiants issus de classe moyenne d’une aide supplémentaire de 100€ / mois alors qu’ils étaient jusque là uniquement exonérés des droits d’inscription.

Avec le renforcement de cette aide, ce sont 77 500 étudiants supplémentaires qui vont pouvoir bénéficier de ces 100€ / mois supplémentaires.

Vers une linéarisation des bourses

Il y a quelques mois, la FAGE avait pu porter auprès du Président de la République l’indispensable soutien à l’accès à l’enseignement supérieur des étudiants issus des classes moyennes.

Alors que plus d’un étudiant sur deux a accordé à la FAGE sa confiance lors des récentes élections étudiantes, il est heureux de constater que le gouvernement prend en compte cette majorité. Il effectue aujourd’hui un premier pas vers une aide globale d’indépendance reprenant ainsi la proposition de la FAGE.

Pour un maintien des aides indirectes

Bien que cette réforme constitue une avancée majeure pour des milliers d’étudiants en situation de précarité, il s’agit de rester vigilant.

Le gouvernement est en effet actuellement dans l’impossibilité de rassurer les étudiants quant à ces aides indirectes et sur la stabilisation des frais d’inscription. Le prix du ticket de restaurant universitaire sera soumis au vote lors du conseil d’administration du CNOUS ce Vendredi.  Il est regrettable que le ministre et la secrétaire d’état n’aient pas pu confirmer une stabilisation du prix de ce dernier. La FAGE ne pourrait accepter que ce qui est donné par une main soit repris par l’autre.

Alors que la contrainte budgétaire fait peser la menace d’une augmentation substantielle des frais d’inscription, Benoît Hamon porte la responsabilité gouvernementale de faire de la démocratisation de l’enseignement supérieur une réalité plus qu’un slogan.

Retrouvez le lien vers l’article de la FAGE

bourses-juin-2014


1
Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
2 Secrétaire d’état chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche

 

Catégories : Aides sociales

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