Controle

Depuis cette année, les formations et leurs notes doivent progressivement passer à la compensation à tous les niveaux. C’est-à-dire que vos moyennes de matières dans une UE (unité d’enseignement) se compensent, que les UE se compensent et que les semestres se compensent.

Autrement dit on peut obtenir la validation d’EC (élément  constitutif), d’UE ou de semestre par compensation, sans forcément avoir le niveau attendu !

 

La Fé2A a voté contre, considérant qu’un enseignement de licence est l’occasion de se former, et que le diplôme délivré pour attester de cette formation. Avec la compensation à tous les niveaux, on peut obtenir une licence en n’ayant que la moitié des compétences visées.

Quand on parle de « diplôme de qualité », celà passe par une formation de qualité et une vérification des connaissances de qualité !

 

De plus, le projet met en place la capitalisation des éléments constitutifs (= matières), qui permet, dès lors qu’un EC est validé, de ne plus le repasser. La Fé2A a également voté contre, et ce pour deux raisons :

 

–   Les éléments validés par compensation ne sont, par définition, pas acquis sur le plan pédagogique. En cas de redoublement, un étudiant n’aura pas à le repasser, même s’il n’avait pas compris… Ce qui est pourtant le but d’un redoublement, non ?

Cela constitue un retour en arrière pédagogique : les UE ont été construites pour créer de la transversalité entre les matières et avoir une réflexion pédagogique au-delà des disciplines. Valider des EC, c’est apprendre par EC, par matière donc et perdre cette transversalité, nécessaire à l’élaboration d’une réflexion pluridisciplinaire et à l’esprit critique de l’étudiant.

 

Cependant, et malgré nos revendications, ce système a malheureusement été acté. Nous avons proposé une des solutions afin de limiter les effets néfastes d’une telle organisation :

 

Pour limiter aussi le nombre de contrôle continu par semestre, nous avons proposé la mise en place de contrôle continu mutualisant plusieurs EC d’une UE, en variant les EC évaluées ensemble à chaque contrôle.

Par exemple, vous passez un contrôle continu  regroupant de la chimie et de la biochimie. 1/3 du contrôle sera sur de la chimie, 1/3 sur de la biochimie, 1/3 sur l’interaction entre les deux. Vous passerez par la suite un contrôle continu sur de la chimie et de la chimie analytique, et ainsi de suite…

Ceci toujours dans le but de favoriser le raisonnement et l’entrecoupement des savoirs plutôt que le bachotage.

 

Notre formation dépend beaucoup de la façon dont nous sommes évalués. L’enjeu   immédiat pour les étudiants, nous le savons bien, est généralement l’examen terminal. Mais nous avons la conviction que si nos examens nous poussent à travailler mieux, pas plus mais de manière intelligente, nous seront aussi mieux formés !

 

Modalités de contrôle des connaissances : Où en sommes nous ?