Contribution Transport

La Fé2A en tant que premier acteur étudiant et jeunesse souhaite proposer de nouvelles possibilités de transport pour nos étudiants.

Le délai supplémentaire de trois ans de livraison du tramway oblige aujourd’hui à réfléchir à de nouvelles propositions pour le transport des étudiants, du site de Belle Beille en premier lieu mais également pour les autres campus.
Dans un contexte de coût de la rentrée en perpétuelle augmentation, il faut souligner là aussi le besoin de repenser de manière efficace le transport pour les étudiants. Les étudiants s’excentrent de plus en plus des centres villes pour des raisons financières non négligeables, ce qui les entraîne à repenser leur mode de transport, et ainsi se confronter à une offre qui n’est parfois plus adaptée à leur problématique. On sait pourtant l’importance du transport dans l’accès aux études, il est donc urgent d’agir afin de proposer de nouvelles solutions, plus écologiques, plus modulables et à coût réduit.

 

1.  Vélo gratuit

Dans une optique portée par notre réseau de santé publique et d’accès à au moins un type de transport gratuit, la Fé2A propose un système de vélo inter campus gratuit à disposition des étudiants. La nécessité d’évoluer entre certains campus au cours de sa journée est désormais une réalité. Les cours délocalisés sur d’autres sites, les enseignements dispensés au SUAPS, les bibliothèques proposant des horaires d’ouvertures différentes, les lieux de logements n’étant plus corrélés de façon évidente au lieu d’étude, tant de facteurs qui poussent dans une ville à taille humaine à penser à ce système simple accessible à tous.
Les possibilités de fonctionnement sont multiples, mais nous insistons sur l’importance de la première demie heure gratuite, permettant logiquement de rejoindre le centre-ville depuis tous les campus universitaires. Le tarif forfaitaire d’une location excédant la demie heure pourra ensuite être imposé. Nous proposons deux solutions d’accès. Soit à travers la carte A ’tout qui pourrait servir au déblocage du vélo, soit à travers une carte spéciale, dispensée comme le pack bienvenu sur présentation de carte étudiante.

Dans les deux cas, la carte devra être créditée par l’étudiant d’une somme financière de caution pouvant couvrir le fait que le vélo ne soit pas volé, sur le même type que les vélib’ parisiens.
Nous insistons aussi que dans le cadre actuel de la tarification Irigo relativement élevée sur son offre moins de 26 ans, aucun surplus financier ne devra être ajouté à la souscription d’une offre “location de vélo”.

Une borne de location serait disponible sur chaque campus universitaire (Belle Beille, Santé, Saint Serge, UCO, IFEPSA)
Cette solution nous semble aujourd’hui la plus adaptée au transport des étudiants dans le cadre d’une mission de lier les campus entre eux afin de mettre un terme à une sectorisation encore trop présente entre ces derniers, mais répond également aux autres problématiques, coût, santé, rapidité.

2.  Remise en place de lignes expresses adaptée aux horaires étudiants

Les lignes de bus le matin sont surchargées depuis maintenant des années. Nous insistions sur la nécessité de se voir développer les lignes express le matin notamment desservant le site Belle Beille. A ce jour, les lignes de transport en commun d’Irigo sont encore surchargées le matin et les étudiants doivent encore attendre le passage d’un bus afin d’accéder à des places.
Il est nécessaire et important de développer le système reliant le centre-ville et Belle Beille par la voie rapide en plus des lignes habituelles que sont la 1, la 4 et la 6.

Cette proposition se fait le matin au rythme d’un bus toutes les demies heures à travers la ligne 14. Nous pensons que l’intensification du trafic à hauteur d’un bus par quart d’heure entre 7 et 9 heures pourrait suffire à assurer le déplacement des étudiants.

Ce système pourrait amorcer le désengorgement du stationnement de belle Beille et développer le transport en commun, si nécessaire à l’avenir écologique de notre ville

 

3.  Proposer le transport commun à bas prix

La Fé2A de façon annuelle édite son cout de la rentrée afin de déterminer l’impact de chaque poste de dépense sur la vie de l’étudiant. Cette année encore c’est une hausse qui est constatée concernant le poste du transport.

Angers et Irigo ne propose à ce jour pas de tarif étudiant comme c’est le cas dans beaucoup d’autres villes de même type. L’offre – de 26 ans permet de palier de façon modérée à ce manque d’offre mais reste un tarif élevé dans une ville où le principal site universitaire ne se voit pas doté d’un accès au tramway.
Nous proposons donc pour la nouvelle grille tarifaire de la mise en place d’un tarif spécial étudiant dont le montant sera à négocier entre les acteurs de la prochaine signature de contrat liant la ville et son prestataire.

4.  Insister sur les dispositifs éco-responsables

La Ville d’Angers propose aux étudiants et personnes circulant dans le centre d’Angers un dispositif de covoiturage sous la plateforme ID ’Vroom. Ce dispositif est salué par la Fé2A et nous insistons sur l’effort de communication qui doit être fait autour de cette plateforme, notamment lors des réunions de rentrée. Il doit pouvoir se développer de façon adaptée en travaillant également sur l’harmonisation des rythmes universitaires afin de pouvoir, de semaine en semaine ne pas perdre une habitude de covoiturage. Ce dispositif est également à saluer de par son rôle de créateur de lien social qu’il est parfois difficile à trouver pour certains étudiants.

5.  Laisser en place des parkings gratuits autour des sites universitaires

La localisation des centres universitaires, implantés en centre-ville pour certains doit laisser aux étudiants la possibilité de se garer à proximité sans engendrer les frais relatifs à un stationnement prolongé et quasi quotidien. La Fé2A milite donc pour une mise à disposition de parkings conséquents et en bon état pour le public étudiant. Ces parkings se doivent d’être adaptés au stationnement du personnel et des étudiants. Les sites éloignés du centre-ville bénéficient plus aisément de lieux à disposition pour le stationnement aussi bien 2 que 4 roues, toutefois le site de Belle Beille ne permet plus aujourd’hui d’accueillir un nombre suffisant de voiture afin de couvrir le déplacement de ces 10000 étudiants. L’implantation d’un nouveau parking semble complexe et peu adaptée. Les solutions proposées au-dessus pourraient permettent de couvrir les problèmes pour ce site.

Pour le campus de Saint Serge, la situation est bien plus complexe. L’ancien parking gratuit, bien que délabré et peu sécurisé la nuit laissait la place à presque 200 voitures de s’installer de façon gratuite et de couvrir l’afflux des étudiants souhaitant bénéficier des infrastructures de ce site. Les travaux de la patinoire ont dans un premier temps engendrés une réduction de l’espace avant de le rendre indisponible. Il ne reste aujourd’hui aux étudiants que la place de la Rochefoucauld, déjà surchargée par le personnel du CHU et souvent fermée pour causes d’événements festifs. La Fé2A milite pour que le parking qui sera créé pour l’accès à la nouvelle patinoire soit disponible de façon gratuite pour tous et que le nombre de places couvre au moins le nombre de l’ancien afin de pouvoir maintenir la capacité de déplacement de notre public.

Le principal problème se situe sur le site de l’université Catholique de l’Ouest qui depuis un an a vu ses rues adjacentes passer de gratuites à payantes. Le principal argument était celui de “voitures ventouses” ne permettant pas aux riverains de se stationner.
La problématique des voitures ventouses, bien que remise en cause, ne peut pas se solutionner par le passage à des rues payantes. En effet le problème ne fait que de se décaler vers des rues plus éloignées et empêchent ainsi à un nouveau quartier de se stationner.
Nous estimons que le nombre de voitures stationnant une semaine durant ne peut pas être solutionné par cette option.
Nous proposons donc aux étudiants de l’université catholique de l’ouest de bénéficier d’un macaron distribué par la scolarité de l’université sur présentation d’un justificatif de scolarité. Ne souhaitant pas entraver le fonctionnement du quartier, le macaron ne permettra de stationner qu’entre 9 heures et 17 heures 15 afin de permettre de se calquer sur les horaires de cours et les horaires de retour de travail des riverains.
Membres d’Angers Loire Campus et de l’équipe municipale, j’espère que ces propositions seront source de débat et de progrès pour ces causes qui nous tiennent tous à cœur, que ce soit les étudiants, leur accès aux études et un transport de plus en plus respectueux de l’environnement.

 

Nous restons à votre disposition pour toutes remarques ou demande d’éclaircissement.

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