Depuis plusieurs années, l’Etat se désengage de l’éducation et de l’enseignement supérieur et la recherche. Budgets en baisse, gel des dotations, ponctions dans les fonds de roulement des Universités, baisse d’investissement dans le CPER (Contrat Plan Etat-Région) sont autant de coupes budgétaires qui impactent grandement le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur  et de recherche.

Les établissements, qui doivent en parallèle faire face à un engouement toujours plus grand des jeunes pour les études supérieures, sont de plus en plus contraints de mettre en place des stratégies sélectives, cachées ou détournées,fermant ainsi leurs portes à une partie de la population.

En effet, à la rentrée 2015, ce sont 65 000 jeunes de plus qui se sont inscrits dans les universités françaises, de même, la population étudiante a plus que doublé entre 1980 et 2014. Les études supérieures sont à la fois un gage d’insertion professionnelle, le diplôme et la qualification étant des remparts contre le chômage, et un lieu d’émancipation et d’accès à la citoyenneté des jeunes. Le gouvernement actuel a fait le choix de la Priorité Jeunesse, celui-ci se doit de traduire ses paroles en actes, en mettant fin à la sous-dotation chronique de l’enseignement supérieur, et en investissant dans une pédagogie rénovée, une orientation progressive et inclusive et un service public efficace.

Par ailleurs, ce sont également les APL ou le réseaux des œuvres qui sont régulièrement attaqués, pourtant elles sont des aides essentielles aux étudiantes, conditionnant leur capacité à suivre des études supérieures. Les étudiants, et plus globalement les jeunes, sont les premiers à pâtir de ces coupes budgétaires récurrentes : bâtiments vieillissants, pédagogie obsolète, vie étudiante inexistante, les conditions d’études se dégradent, et les étudiants de l’Anjou ne sont pas épargnés.

La Fé2A, ainsi que la FAGE, appelle à une mobilisation massive des étudiants mais également de l’ensemble de la communauté universitaire pour obtenir de l’Etat qu’il réponde aux enjeux de la société de demain en soutenant sa jeunesse.  Elle organisera dans ce but une journée « Sauvons nos formations » le 12 novembre.

 

Budget 2016 : La priorité Jeunesse oubliée !